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Archives du Dossier du Mois
Le secteur paramédical
Le secteur paramédical emploie plus de 800 000 personnes. À l'hôpital comme en libéral, les perspectives d'emploi sont bonnes. Dans certaines spécialités, on manque même de personnel.
Le secteur
Une pénurie qui dure
La France manque de personnel paramédical. Alors que le vieillissement de la population accroît les besoins, les quotas à l'entrée des écoles paramédicales limitent le nombre de personnes formées. Et dans certaines filières, ce sont les candidats qui font défaut. Ainsi, chaque année, quelques IFSI (Instituts de formation en soins infirmiers) ne font pas le plein. Ce déficit de personnel touche en premier lieu l'hôpital où, selon le Ministère de la Santé, environ 10 000 postes d'infirmiers seraient vacants. Les maisons de retraite, les crèches ou les instituts médico-éducatifs ne sont pas épargnés, mais avec des disparités départementales importantes.
Les mauvaises conditions d'exercice dans le secteur (charge de travail élevée, salaires faibles, horaires contraignants, stress) n'arrangent rien : après quelques années d'exercice, nombre de professionnels choisissent tout simplement d'aller voir ailleurs. Dans un contexte de réduction des dépenses de santé, la situation ne devrait pas s'améliorer dans un avenir proche.
Les métiers
Vers plus de responsabilités
Si les infirmiers représentent plus de la moitié des effectifs du secteur, il existe une trentaine d'autres métiers tournés vers les soins (aide-soignant, assistant dentaire, etc.), la rééducation (masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute, etc.), l'appareillage (audioprothésiste, prothésiste dentaire, etc.) ou l'assistance technique (manipulateur en électroradiologie, etc.) Avec la baisse de la démographie médicale et pour des raisons budgétaires, les missions des paramédicaux devraient être étendus à quelques actes qui étaient jusqu'alors réservés aux "médicaux" : suivi des patients en consultation, prescriptions, réalisation d'actes techniques.
Les formations
Des filières très sélectives
À l'exception des professions d'aide-soignant, d'ambulancier et d'auxiliaire de puériculture, toutes les formations paramédicales exigent le bac. Il faut compter de un an (pour les aides-soignants ou les auxiliaires de puériculture) à quatre ans d'études (pour les orthophonistes et puéricultrices). Mais la plupart des cursus durent deux ans (BTS opticien-lunetier, BTS diététique, etc.) ou trois ans (audioprothésiste, infirmier, masseur-kinési¬thérapeute, pédicure-podologue, psychomotricien, etc.) après le bac. La sélection à l'entrée de ces formations s'effectue soit sur concours, soit sur dossier. À noter que de nombreuses écoles de kinésithérapie recrutent à l'issue d'une première année de médecine. C'est aussi le cas de certaines écoles d'ergothérapeutes et de psychomotriciens.
Source : L'Etudiant
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